Bourses commémoratives Gilles J.N Tanguay, FIC, ing. : un héritage pour la relève en génie
Au service de sa profession
Fier de son père, Denis Tanguay peut l’être à bien des égards. Toute sa vie, Gilles J.N. Tanguay, FIC, ing., a pensé que l’ingénierie était avant tout un engagement envers la société. Aujourd’hui, cet engagement se prolonge au-delà de sa carrière et de sa vie, grâce à un legs de 60 000 $ consenti à la Fondation de l’Ordre des ingénieurs du Québec (FOIQ) afin de soutenir la relève en génie. Originaire de Québec, Gilles J.N. Tanguay a obtenu son diplôme en génie électrique de l’Université Laval en 1958. L’ingénieur a travaillé pendant 32 ans chez Bell Canada, tout en s’impliquant au sein de l’Ordre des ingénieurs du Québec, dont il a été président de 1971 à 1972, puis directeur général de 1983 à 1990. Actif pendant quelques années au sein d’Ingénieurs Canada (anciennement Conseil canadien des ingénieurs), il a siégé à son conseil d’administration et en a été le président de 1974 à 1975. Consécration ultime pour un ingénieur canadien, il reçoit le titre de Fellow d’Ingénieurs Canada (FIC) en 2010.
L’homme engagé
Pour son fils, le parcours de Gilles Tanguay n’a jamais éclipsé l’essentiel : l’homme. « Être ingénieur, pour mon père, c’était bien plus que l’idée d’innovation technologique : c’était d’abord un devoir et une responsabilité, celle d’aider la société à utiliser les avancées avec discernement, au service du bien commun », explique Denis Tanguay, P. Eng, OCT, CD. Pour les siens, Gilles Tanguay était un phare solide que l’on pouvait suivre en toute confiance.
« C’était mon papa, notre grand-papa, notre arrière grand-papa, raconte Denis Tanguay. C’était un homme droit, fidèle et protecteur, profondément amoureux de ma mère pendant plus de 69 ans. Un exemple de résilience et de ténacité. Un homme qui menait le bon combat jusqu’à la fin, même quand la voie facile pouvait sembler tentante. Mon père n’était pas parfait, mais il a toujours été, pour nous, un repère. »
Avant de quitter ce monde, Gilles Tanguay a posé un geste fort pour l’avenir de sa profession : un don de 60 000 $ octroyé à la FOIQ afin qu’elle remette, pendant 10 ans, deux bourses annuelles de 3000 $ à des étudiantes et étudiants inscrits à un baccalauréat en génie dans un établissement québécois. L’une de ces Bourses commémoratives Gilles J.N. Tanguay, FIC, ing., est réservée à une femme, afin de soutenir concrètement la place des femmes en ingénierie, une cause qui lui tenait particulièrement à cœur. « Papa gardait toujours les yeux tournés vers l’avenir, se souvient Denis Tanguay. Il croyait aussi que la profession est plus forte lorsque l’engagement des femmes y est davantage reconnu, encouragé et soutenu », ajoute-t-il.
Être ingénieur, pour mon père, c’était bien plus que l’idée d’innovation technologique : c’était d’abord un devoir et une responsabilité, celle d’aider la société à utiliser les avancées avec discernement, au service du bien commun.
Pour la société de demain
Les Bourses commémoratives Gilles J.N. Tanguay, FIC, ing., récompensent l’excellence scolaire, le leadership, l’engagement social, la promotion des STIM et les gestes concrets en faveur de l’environnement et de la société. Par ce legs, Gilles Tanguay inspirera sans doute les ingénieures et ingénieurs à faire comme lui afin que les générations futures puissent exercer leur profession avec engagement et humanité. « Si mon père pouvait aujourd’hui s’adresser aux récipiendaires de ces bourses durant les 10 prochaines années, son message serait clair : notre responsabilité va bien au-delà de l’innovation technologique, car ce sont les ingénieures et ingénieurs qui tracent les chemins et bâtissent les routes que suivra la société de demain », pense ce fils fier de son père. Et avec raison.
Don aux futurs « ing. »
« Je suis le cadet de 15 enfants et le seul ingénieur. Sans soutien financier, dont une bourse d’excellence de 2e cycle, je n’aurais pas pu étudier en génie », confie Nicolas Turgeon, ing., M. Sc., EMBA, président de la Fondation de l’Ordre des ingénieurs du Québec (FOIQ). Son parcours personnel nourrit aujourd’hui sa conviction : à l’instar de feu Gilles J.N. Tanguay, FIC, ing., la communauté des ingénieures et ingénieurs doit se mobiliser pour soutenir la relève et faire rayonner la profession. Depuis quelques années, la FOIQ a d’ailleurs fait évoluer ses critères d’attribution des bourses. À l’excellence scolaire s’ajoutent désormais l’engagement social, la participation à des projets d’ingénierie et la contribution à la société, des valeurs chères à Gilles Tanguay, qu’il souhaitait inscrire durablement par son legs.
Plus de 2 millions de dollars en 16 ans en bourses et en soutien à des projets
« Plusieurs formes d’engagement sont possibles, rappelle Nicolas Turgeon : le don annuel de 25 $ et plus lors de l’inscription annuelle à l’Ordre, le legs testamentaire, le don d’entreprise pour soutenir des bourses thématiques et l’engagement bénévole au sein de la Fondation, notamment pour l’évaluation des candidatures. »
Au cours des 16 dernières années, la FOIQ a remis plus de 2 millions de dollars en bourses et en soutien à des projets pour la relève, dont des partenariats porteurs pour soutenir des jeunes avec la protection de la jeunesse (DPJ). La solidarité, l’engagement et l’espoir, c’est aussi cela que véhicule chacun de vos dons pour la relève en génie.
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