Sondage Léger sur l’état des infrastructures : La réfection des infrastructures existantes doit être la priorité du prochain gouvernement, selon la population
C’est ce que révèle un sondage Léger réalisé pour le compte de l’Ordre des ingénieurs du Québec.
Pas moins de quatre personnes sur cinq (80 %) se disent très (31 %) ou assez (49 %) préoccupées par les impacts du vieillissement des infrastructures publiques sur les services essentiels et la sécurité de la population, selon ce coup de sonde mené du 7 au 9 août dernier. Une proportion toute aussi significative (82 %) de la population estime que l’état des infrastructures publiques constitue un enjeu important de la prochaine élection québécoise.
Plus encore, invités à choisir entre deux options quant à ce qui devrait être la priorité du gouvernement, les Québécois sont trois fois plus nombreux à privilégier l’entretien des infrastructures existantes (71%) à la construction de nouvelles infrastructures (22%).
« Les Québécoises et les Québécois nous disent clairement que l’état des infrastructures les préoccupe. La réponse ne se résume toutefois pas à investir davantage. Nous devons collectivement mieux planifier nos interventions, mieux prioriser nos projets et mieux entretenir ce que nous possédons déjà, afin que chaque dollar investi produise des bénéfices durables pour la population. », souligne la présidente de l’OIQ, Sophie Larivière-Mantha, ing., MBA, ASC.
Des impacts qui se font déjà sentir
Autre révélation intéressante de ce sondage : les Québécoises et les Québécois subissent déjà, dans leur quotidien, les impacts de la désuétude des infrastructures publiques. En effet, près de la moitié des répondants (46 %) affirment avoir vécu des répercussions directes en lien avec le manque d’entretien de certaines infrastructures publiques dans la dernière année.
Par exemple, trois personnes sur 10 (29 %) – dont 1 Montréalais sur 3 (33 %) – soulignent avoir endommagé son véhicule à cause de l’état des routes. Les problèmes d’accès liés à l’état d’un hôpital ou d’une clinique de santé (fermeture de locaux, travaux urgents, dégradation des installations, etc.) et les répercussions liées à des services en eau (bris d’aqueduc, inondations, débordement d’égout, problème de drainage, etc.) sont les autres problèmes les plus couramment cités.
Un virage majeur s’impose
L’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) rappelle que la crise des infrastructures ne sera pas résolue uniquement par davantage d’investissements. Elle impliquera également un virage majeur dans la façon de planifier, de prioriser et de gérer les infrastructures publiques. À cet effet, l’Ordre invite les décideurs publics à s’inspirer des recommandations contenues dans son rapport Agir maintenant pour éviter la f(r)acture de demain, dévoilé plus tôt en 2026. L’Ordre y présentait huit propositions concrètes destinées à transformer durablement l’entretien des infrastructures publiques.
« Les infrastructures publiques sont bien plus que des ouvrages techniques : elles soutiennent nos déplacements, nos soins de santé, notre accès à l’eau potable et plusieurs services essentiels. Le prochain grand chantier collectif qui nous attend, c’est d’en assurer la pérennité. Prendre soin de ce patrimoine collectif, c’est aussi prendre soin de la population. C’est le choix courageux à faire aujourd’hui. C’est aussi le choix auquel nous convie la population.», conclut Sophie Larivière-Mantha.
Méthodologie
La collecte des données a été réalisée par sondage omnibus. L’échantillon a été tiré aléatoirement à partir du panel d’internautes de Léger, un panel représentatif de la population québécoise adulte. Au total, 1 017 résidents du Québec, âgés de 18 ans et plus pouvant s’exprimer en français ou en anglais ont rempli le questionnaire en entier. À titre indicatif, la marge d’erreur maximale d’un échantillon probabiliste de 1017 répondants serait de +/-3,1%, et ce, 19 fois sur 20.
À propos de l’Ordre des ingénieurs du Québec
L’Ordre des ingénieurs du Québec regroupe quelque 77 000 membres et personnes candidates à la profession. Il a pour mission d’encadrer l’exercice de l’ingénierie et de soutenir le développement de la profession afin d’assurer la protection du public. L’Ordre est devenu le premier ordre professionnel carboneutre en 2022.
