Crise des infrastructures — nous devons agir

Chères consœurs, chers confrères,
Après une année complète de rencontres, de consultations, de recherche et d’analyse, nous vous présentons maintenant le rapport Crise des infrastructures — Agir maintenant pour éviter la f(r)acture de demain.
Notre rapport brosse un portrait des principaux enjeux révélés au cours de plusieurs mois de consultation auprès des gens du terrain, de chercheuses et chercheurs et des parties prenantes, de recherche et d’analyse. Je vous invite à consulter le grand dossier sur le sujet sur notre site internet pour avoir accès à l’ensemble des documents.
Nous souhaitons que ce rapport permette de renseigner nos élues et élus et les aiguiller sur les changements que nous devons apporter à nos façons de faire afin de renverser la vapeur en matière de gestion d’actif au Québec et le maintien en état de nos infrastructures.
L’État de nos infrastructures est inquiétant, c’est sans compter les défis additionnels auxquels nos ouvrages publics devront faire face dans les prochaines années résultantes des changements climatiques. Nos infrastructures devront être adaptées pour composer avec la nouvelle réalité environnementale. C’est pour cela qu’il est nécessaire que nous ayons un plan clair afin de combler le déficit de maintien des actifs au Québec et nous assurer de l’adaptation de nos ouvrages.
Avec ce rapport, nous appelons à une mobilisation collective afin d’instaurer une gouvernance et des pratiques exemplaires dans la gestion de nos infrastructures publiques. Nous encourageons nos politiciennes et politiciens à voir ce défi d’une façon transpartisane. Renverser la vapeur prendra plus de temps que celui imparti à un mandat politique. C’est pourquoi nous ne nous limitons pas à des constats dans notre rapport, mais faisons aussi des propositions qui, nous croyons, permettront non seulement de préserver nos actifs, mais de renforcer la confiance envers nos institutions et de créer un cadre propice à l’innovation et l’adaptation climatique.
Nous aurons besoin de la volonté et des efforts de toutes et tous pour changer durablement la situation. Les ingénieures et ingénieurs répondront présents, j’en suis certaine, et nous serons au cœur de la mise en place de ces solutions.
N’attendons pas une journée de plus pour commencer le travail, notre rapport offre une fondation et des perspectives solides.
Sophie Larivière-Mantha, ing., MBA, ASC
Présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec
